ENSEMBLE « LA PETITE SYMPHONIE »

Concert du Dimanche 15 septembre à 17h00, église Notre-Dame

LA PETITE SYMPHONIE

LA PETITE SYMPHONIE

Les musiciens de « La Petite Symphonie » jouent tous sur instruments anciens et se sont, pour la plupart, connus dans le cadre intime de la musique de chambre. Ils ont donc eu le désir, en se réunissant, de s’approprier le répertoire symphonique de la période préclassique et classique, mais de l’exécuter dans cet esprit de convivialité et de dialogue. A cet effet, chaque partie est tenue par un seul instrumentiste, le tout étant lié par la présence, au centre, de l’instrument de continuo, en l’occurrence un pianoforte. L’orchestre se passe ainsi très bien de chef, et l’exécution gagne beaucoup en spontanéité, en souplesse et en lisibilité, étant régi par l’écoute mutuelle propre à la musique de chambre. Au répertoire de l'ensemble, des symphonies, des concertos pour pianoforte, de la musique de chambre, et même, depuis deux ans, après la belle réussite d'une flûte enchantée de Mozart, des opéras et opéras-comiques.

Daniel ISOIR

Daniel ISOIR - pianofortiste, directeur artistique

Né à Paris de parents organistes, Daniel Isoir commence sa formation de musicien par de solides études de piano moderne, musique de chambre et écriture, notamment au CRR de Boulogne Billancourt, à la School of Fine Arts à Banff au Canada, puis à la Hochschule de Hambourg. Il reçoit l'enseignement de Luisa Sorin, Gilles Bérard, Paul Badura-Skoda, Evgeny Koroliov. A l'issue de ses études, il commence une carrière de pianiste, avec un intérêt très fort pour la musique de chambre ou l'accompagnement de chanteurs. Très attiré depuis son plus jeune âge par les pianos anciens, il refuse néanmoins de se spécialiser dans un répertoire, ce qui l'amène à collaborer à des projets très variés, notamment avec La Petite Symphonie dont il est le directeur artistique, la clique des lunaisiens d'Arnaud Marzorati ou l'ensemble A venti, ensembles avec lesquels il a enregistré pour divers labels. Titulaire du CA, et très engagé pour la sensibilisation des publics à la musique, il enseigne et participe à de nombreuses actions pédagogiques.

Cédric DESPALINS

Cédric DESPALINS – compositeur

Cédric Despalins, né le 8 octobre 1978, compositeur et enseignant, est arrivé en Normandie en septembre 2004 presque par hasard, au gré d’une affectation juste après les concours de l’Education Nationale. Depuis, il n’a de cesse d’aller au contact des musiciens de sa région pour partager, créer, échanger.
Car c’est un passionné des rencontres, convaincu que les univers de chacun se multiplient au contact les uns des autres. Après une première partie d’études à Lyon entre 1997 et 2001, où il apprend à mettre en forme ses compositions (dont les premières datent de 1994), il passe trois années à Paris, laissant la composition entre parenthèses pour perfectionner son bagage technique (orchestration, direction d’orchestre, développement de l’oreille, érudition...). Devenu enseignant, il rejoint Rouen en 2004 et décide d’écrire à nouveau pour prolonger l’aventure vécue quelques années plus tôt à Lyon et surtout pour répondre à une nécessité intime. C’est en effet au Musée des Beaux-Arts de Lyon, en 2000 puis 2002, que ses deux œuvres de musique de chambre alors les plus abouties avaient vu le jour (Mare Interno pour soprano, flûte, clarinette, violoncelle et harpe puis son Deuxième Quatuor à Cordes). Par la suite, ses multiples rencontres, aussi diverses qu’enrichissantes, lui permettront de suivre des pistes de recherches toutes plus passionnantes les unes que les autres, parmi elles :
- comment combiner le langage vocal/modal issu de la Renaissance avec l’expression moderne (Miserere et CaeciliaVirgo, en 2008 et 2009 avec l’ensemble vocal Ludus Modalis)
- comment adapter son expression personnelle et son langage musical aux contraintes d’ensembles peu courants et/ou de contraintes scéniques (Spider Web en 2009 pour l’orchestre à plectres Estudiantina d’Argenteuil, Traces en 2010 pour le trio 3D, soprano, guitare et onde Martenot, Dédale en 2015 ballet pour deux piano et trois percussionnistes)
- comment résoudre la dichotomie entre musiques dites « savante » et « populaire » (Aldébaran en 2011 pour l’Orchestre d’Harmonie d’Evreux, Légende Celtique en 2012 pour l’Harmonie du Conservatoire du Roumois, Dorian Gray, comédie musicale, en 2012 pour le Festival Choral des Collèges d’Evreux, reprise en 2016 pour le festival Normandie Impressionniste)